EXPOSITIONS

2009  Boston , Boconcept espace , « Spray peintures »

2007  Paris , Galerie Kennory Kim , « Assonance »  

2006  Paris , Cappellini, « Designer‘s Days » ,  Œuvres recentes

2005   Paris, Cappellini, « Designer’s Days » ,  Œuvres recentes

 2004 Paris, Espace 40, « NOUVELLES DIFFERENCES » dans le cadre de la Saison Polonaise,

          Spray peintures

 2002  Krakow , Galeria Pryzmat  « NON HUMAIN »

           Meudon, « Work in Paris » Usine Gaupillat , Installation
           Paris, Les Falaises , Peintures et dessins recent

 2001 Paris, Opus Club – Festival Virus  « NON HUMAIN »
 2000  Paris, Théatre 347 – New Paintings  « Plastique »

1998  Paris, Espace Commines, Œuvres recentes  « Pigments » 

1997  Ivry-sur-Seine, Portes Ouvertes , Installation

1996  Ivry-sur-Seine, Centre d’Art Contemporain – CREDAC, « Des Séances » Installation
          Paris, Galerie Nikki Diana Marquardt, « Festival d’Automne »
          Mostar, Tuzla (Bosnia), « Art, Resistance and the English Garden »    

1995  Ivry-sur-Seine, Hopital Charles Foix, « Passages »
           Paris, Galerie Nikki Diana Marquardt, « Who Killed Walter Benjamin ? » -1
           Rueil-Malmaison, Centre d’Art Contemporain , Peintures « Ecrits »
           Paris, Galerie Nikki Diana Marquardt, « Who Killed Walter Benjamin ? » -2
           Sarajevo, Centre André Malraux, « Art, Resistance and the English Garden »    

 1994 Paris, Espace Saintonage , Peintures recent et installation
           Ivry-sur-Seine, « Pleins Feux sur Ivry »  Tableaux « alchemie »  

 1992 San Francisco, Udinotti Gallery
          New York, Frank Bustamante Gallery , <Summer group show >

1991  Paris, Espace Procréart / Horloge ,Tableaux et dessins
          Paris, Musée des Automates ,Peintures recent   

1990  Paris, Galerie Horloge ,Tableaux et dessins
          San Francisco, Udinotti Gallery    

1989  Paris, Galerie Koralewski , Travail recent : peintures, dessins

 

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Pierre-Jean Sugier - Krzysztof Szalek, tu as un parcours assez particulier dans le champ de la peinture abstraite. En 15 ans tu es passé d’une période où tu t’intéressais beaucoup à la matière de la peinture dans son épaisseur, ses pigments terreux ; à un moment plus « plastiques» avec tous les matériaux possibles et aujourd’hui une peintre qui introduit une dimension totalement occultée pendant des années dans ton travail : le geste.

Il y a 3 ans encore les peintures que tu présentais faisaient  totalement l’économie du geste pictural, dans une couleur lisse que rien  ne vient perturber. Ton travail actuel est  toujours aussi coloré tout en refusant l’épaisseur de la toile. La peinture joue toujours un rôle d’addition et de soustraction dans une subtile et profonde épaisseur plane, pour donner ce que Roland Barthes définissait comme « Le plaisir du texte », ce qui apparait entre deux. Cet entre deux est doublé de la référence « graffiti » qui a perdu tout sens littérale pour ne garder que l’élan gestuel.

Quelles sont pour toi les spécificités de la peinture ?

Krzysztof Szalek - En passant par toutes ces différentes façons de peindre, je voulais a tout prix ne pas m’enfermer dans un style et une manière. Je voulais que mes pratiques picturales s’opposent les unes aux autres et que ces différentes oppositions les enrichissent les unes les autres.

Cette façon de travailler m’a donné une liberté et en même temps une rigueur pour ne pas tomber dans la banalité.

Chaque fois dans mes trois séries (pigments, plastiques ou spray painting) je tente d’aller plus loin.

PJS - Tu as très vite utilisé le pistolet dans la peinture, quelle place donnes-tu à cet outil ?

KS - Apres plusieurs années d’utilisation de différentes matières dans ma peinture, vers l’année 2001 j’ai commencé à travailler avec un pistolet à peindre. Cet outil m’a permis d’obtenir des surfaces extrêmement lisses, minimales et en même temps hypnotiques et zen.

Pour obtenir ces effets j’ai dû mélanger les couleurs avec une très grande précision.

PJS - Autant avec le pistolet il y a comme une disparition de l’acte pictural, autant maintenant en réintroduisant le rouleau, le pinceau, c’est le geste et la technique qui reviennent à la surface?

KS – Fin 2007, j’ai ressenti le besoin de déplacer mon travail vers le geste et la couleur.

J’ai recommencé à travailler sur papiers de petit format, mélangeant pastel,  acrylique, feutre, aquarelle et  tout ce qui a pu donner de la couleur. A nouveau, j’avais envie de faire mes mélanges.

J’ai fait pendant deux ans, parfois plusieurs centaines de dessins par jour pour trouver les combinaisons de couleur que je n’avais pas encore faites.

Après toutes ces esquisses, pour passer sur des grands formats il a fallu que je change ma façon de travailler avec le pistolet. J’ai été obligé de travailler plus vite et plus proche de la surface, ce qui a parfois donné cet effet « graffiti ».

J’ai également introduit le rouleau pour de grandes aplats et peut être aussi parce que cet outil m’accompagne depuis plus de vingt ans pour gagner ma vie.

 

PJS - Y-a-t-il une recherche de l’esthétique dans ton travail ?

KS – Mon inspiration je la trouve dans la nature et dans la ville.

Dans la nature je trouve des gammes de couleur inépuisables mais elles sont toujours douces et harmonieuses. Par contre, la ville m’offre une mine de couleurs agressives et délirantes.

Actuellement j’oppose ces deux perceptions pour construire mon esthétique.

En fin de compte, je ne suis pas persuadé que ma peinture soit totalement abstraite, elle est aussi réaliste.

 

PJS - Cette construction esthétique nécessite du temps. Dans une époque très imprégnée de l’instant comment peut-on être encore peintre ?

KS- En dehors de la technique, le concept, le support et la surface, je voudrais faire remarquer que la notion de temps est très importante dans mon travail. Dans mes tableaux le temps se transforme en peinture et la peinture en réflexion.

 

PJS – Donc ta peinture se situerait entre  le champ intuitif et une approche plus théorique de la couleur ?

 

KS – Mes tableaux possèdent une gamme chromatique très riche. J’utilise parfois plusieurs dizaines de nuances sur un même tableau. En bon Chef d’orchestre je dirige les couleurs en m’appuyant sur les théories connues de la peinture et j’arrive ainsi à créer ma propre composition… je laisse le temps en faire une théorie.       

 

PJS –Mais tu n’as pas toujours fait de la peinture ?

 

KS- Toute ma formation aux Beaux-arts s’est faite dans un cadre traditionnel où la peinture avait une place prépondérante dans l’enseignement. Même si j’ai présenté au Crédac et chez Nikki Diana Maquardt des installations, mon regard est toujours resté très sensible à la peinture. Ce qui me fascine dans l’acte de peindre aujourd’hui c’est que tout peut basculer dans l’inconnu. C’est cette tension dans la création qui me fait revenir quotidiennement sur les fondamentaux de la peinture.

 

23 mars 2010

 

 

 

krzysztof szalek oeuvres sur papier
07.04.2010 - 15.05.2010